Malgré leur « air de famille » aucun bâtiment n’est identique à un autre.
Contrairement à certains de ses confrères, qui ont repris indéfiniment la même enveloppe extérieure, en faisant varier le volume et la disposition intérieure, Dulac s’est constamment renouvelé. Son « génie » tient peut-être au fait que, malgré les règlements contraignants - auxquels il se conformait jusqu’au scrupule - et malgré les plans-types que l’administration a parfois cherché à imposer, Dulac a toujours su se montrer créatif.

La diversité des territoires qui composent la Saône-et-Loire n’a pas ou peu influencé les projets architecturaux de Dulac : les seules variations topographiques concernent l’implantation des édifices - qui impose par exemple un important niveau de soubassement - et les matériaux (pierre notamment) tirés autant que possible des carrières locales. Dans le Morvan, selon l’usage du pays, l’enduit recouvre l’appareil irrégulier et l’ardoise remplace la tuile.

S’il fallait opérer une distinction générale, elle serait plutôt d’ordre temporel. Les premiers projets (Savianges et Bissy-sur-Fley), antérieurs à 1870, révèlent une architecture ostentatoire dont la puissance imaginative sera réservée ensuite aux résidences privées (manoirs d’Uchizy, Mervans, Frontenaud).
Pour l’architecture publique, Dulac en restera à une expression plus conventionnelle : la symétrie par exemple reste la règle (à quoi la façade postérieure de l’école du Centre à Montceau-les-Mines fait toutefois exception).

Une autre distinction importante concerne la présence ou l’absence du préau-galerie ouvert par des arcades : implanté en étage de soubassement ou en rez-de-chaussée, il n’apparaît pas toujours en façade principale et ne constitue donc pas systématiquement, comme on pourrait le croire, une marque « officielle » de l’édifice.


Esquisse, avant-projet BISSY-SUR-FLEY